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Comment vous faites, vous qui savez toujours quoi écrire. Regardez. Ce blog abandonné et lasse de son contenu. Des textes trop réfléchis mais jamais mûrs. Voilà tout l'intérêt de me lire. Il n'y en a pas. Je ne vous apprends rien, rien du tout. J'aimerais vous parler de la pluie qui tombe depuis tout ce petit temps, de Juhn qui chante dans ce groupe tous les samedis, de mes débuts en dessins - provoqués par l'ennui en cours, des heures de cours passionnantes - ou non., tu pars - je reste, tu restes mais pas pour cela, des personnes croisées, aimées, perdues (déjà) mais pas oubliées, de cette amitié avortée par égoisme pur, du fait que je donne tout & qu'en retour je comprends que je suis la chose la moins intéressante dans une vie ; mais je m'en fiche. J'aimerais pouvoir vous le dire franchement : j'arrête la fac de Lettres & Arts l'année prochaine. Enfin, je crois. De toutes façons, mon année est mal barrée. Mais que faire alors ? Pourquoi avoir envie d'art quand on est pas fichu de faire une bonne photo par semaine, d'écrire des textes - même débiles, et de dessiner convenablement. Je ne lis presque plus. En fait, Paris m'a asphixiée. Dans le sens, où, il m'a coupée de mes motivations artistiques et littéraires. J'ai envie de profiter de ce qu'on me donne, ça me semble moins couteux en matière d'efforts. Je suis passive. Ce n'est pas forcément négatif, car la vie continue à m'enseigner... mais la création artistique est réduite à néant. Et de là vont naîtres des névroses. Si je ne me reprends pas. Elles apparaissent d'ailleurs. Remise en question, envie de nature, de claquer la porte, questionnements saugrenus sur nos relations. etc. Je n'ai pas une vie originale. Tout ceci est bien intime. Quand on sait lire à traver les lignes (et non pas les livres comme a voulu me faire écrire ce lapsus!).

2 commentaires:

Alma a dit…

Tu sais, Paris regorge de formations artistiques. C'est un casse-tête de choisir la bonne, mais si tu t'y prends à temps, tu peux visiter des écoles, t'incruster dans des cours à la fac, fouiner un peu partout.
Et même, si tu ne vises plus l'artistique, il y a tellement de cursus possibles que tu n'as que l'embarras du choix. En fait, la plupart du temps on ne sait pas quoi prendre, parce qu'on ne connaît pas si bien les différents domaines proposés. Si tu vas traîner un peu à Gibert par exemple, et que tu feuillettes différents bouquins, tu peux déjà te faire une idée... moi c'est comme ça que j'ai découvert le droit , auquel je n'aurais jamais songé à m'intéresser avant.

Paris étouffe, c'est un fait. Il faut trouver des poches d'air avec du temps pour soi, même si c'est parfois compliqué.

Miaou, courage Maou.

titchaton a dit…

Je pense qu'on aurait des choses à se dire. A nouveau : je le répète.
J'avais d'ailleurs pensé l'autre jour à la photographie, comme on avait pu en esquisser des désirs de représentation, un soir.
Ton écrit me touche, c'est pour cela que j'y réponds. Moi aussi je me trouve artistiquement dans un gouffre, je crois. C'est la pensée que j'ai eu il y a quelques jours. J'ai revisionné la vidéo que Camille a faite en me mettant en scène, pour tenter de retrouver cette force de la nature, cette force du soleil et de la verdure. Lui au moins est en pleine apogée, c'est rassurant, on ne sombre pas tous en même temps.
De nos villes, on n'a pas connu la transition de l'automne. On se retrouve propulsés dans un hiver trop froid et trop triste qui se dresse contre nos espoirs de voir nos envies virevolter devant la vitre (comme les pétales au printemps, sur un ciel bleu, entre le passage de deux papillons).

Bisous. Verdoyants.

Julien Rouyer Graphiste's Fan Box

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